William Edward Burghardt Du Bois (23 février 1868 – 27 août 1963)

 est un sociologue, éditeur et poète afro-américain né à Great Barrington, Massachusetts, qui milita pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs aux États-Unis, notamment au sein du National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), dont il fut l’un des fondateurs. Son œuvre la plus marquante, Les Âmes du peuple noir (1903), exacerba la controverse vive de l’intelligentsia noire avec Booker T. Washington (le père de Tuskegee) ainsi que la tension sociale et politique menant à la Grande migration. Pendant un quart de siècle (1910-1934), il mena son combat contre la discrimination raciale et le conservatisme politique dans les pages de la revue The Crisis, publication officielle du NAACP. Le lendemain de son décès, au Ghana, le 27 août 1963, un moment de silence en sa mémoire fut observé par les militants du mouvement des droits civiques réunis dans la capitale américaine à l’occasion de la Marche sur Washington.

eunesse

Du Bois est né le 23 février 1868 à Great Barrington dans l’est de l’état du Massachusetts, d’Alfred Du Bois et Mary Silvina Burghardt Du Bois. Son père était d’origine haïtienne. Le jeune William vécut avec sa mère dans la pauvreté. Il étudia à l’Université Fisk de Nashville (Tennessee), puis à l’université Harvard à partir de 1888. En 1892, il reçut un traitement qui lui permit d’intégrer l’Université Humboldt de Berlin. Il voyagea à travers l’Europe et côtoya les meilleurs sociologues et économistes allemands de l’époque, comme Gustav von Schmoller. Il revint aux États-Unis et fut le premier Noir américain diplômé d’un doctorat de philosophie de l’université Harvard en 1895.
Écrivain

Après ses études à Harvard et à Berlin, il enseigna à la Wilberforce University dans l’Ohio, puis à l’université de Pennsylvanie avant se fixer dans le département de sociologie de l’Université d’Atlanta.
Du Bois écrivit trois autobiographies et publia l’un des premiers ouvrages sociologiques américains, The Philadelphia Negro (1896). D’autres essais suivirent avec The Souls of Black Folk (1903), John Brown (1909), Black Reconstruction (1935) et Black Folk, Then and Now (1939). Dans Black Reconstruction, il montre le rôle central des Afro-Américains dans la guerre de Sécession et la période de reconstruction1. Il fut aussi l’auteur de plusieurs romans, notamment The Dark Princess. Son livre The Negro (publié en 1915) influença les travaux de Drusilla Dunjee Houston et William Leo Hansberry2,3.
Militant de la cause afro-américaine[modifier]

Pendant toute la première moitié du xxe siècle siècle, W.E.B. Du Bois fut l’un des principaux intellectuels et activistes Noir américains. C’est pourquoi on lui attribua le titre de père du panafricanisme (The Father of Pan-Africanism). En 1905, Du Bois prit part au Niagara Movement avec William Monroe Trotter : une trentaine de Noir américains se réunirent au Canada pour discuter de la ségrégation et des moyens pour en sortir ; mais les deux hommes finirent par s’éloigner l’un de l’autre à cause de leur désaccord sur la participation des blancs dans la défense des droits civiques. En août 1906, il participa à une autre réunion à Harpers Ferry, sur le campus du Storer College. Trois ans plus tard, en février 1909, il contribua à la création de la NAACP : la National Association for the Advancement of Colored People est une organisation chargé de défendre les droits des minorités aux États-Unis.
En 1910, Du Bois abandonna son poste d’enseignant à l’Université d’Atlanta pour se consacrer pleinement aux activités de la NAACP. Il écrivit plusieurs articles dans différents journaux de la communauté noire (Chicago Defender, Pittsburgh Courier, New York Amsterdam News) ; il travailla également pour le San Francisco Chronicle. Mais surtout, il occupa pendant 25 ans le poste d’éditeur en chef du journal de la NAACP appelé The Crisis.
Du Bois publia des auteurs de la Harlem Renaissance tels que Langston Hughes et Jean Toomer. En 1934, il reprit sa chaire d’enseignant à l’Université d’Atlanta.

Communisme

À partir des années 1940, il afficha sa sympathie croissante pour les thèses communistes, ce qui lui valut d’être surveillé par le FBI. Il visita la République populaire de Chine pendant le Grand Bond en avant. Le 16 mars 1953 il déclara dans le National Guardian, que « Joseph Staline était un grand homme ; peu d’autres personnalités du xxe siècle ont égalé sa stature » (« Joseph Stalin was a great man; few other men of the 20th century approach his stature. »)
En 1950, il se présenta aux élections sénatoriales pour représenter l’American Labor Party et reçut 4 % des votes. Il reçut le Prix Lénine pour la paix en 1959. En 1961, à l’âge de 93 ans, il adhéra officiellement au Parti communiste des États-Unis d’Amérique.
Il émigra au Ghana, dont il prit la nationalité. Il mourut à Accra le 27 août 1963.

 

La source ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/W._E._B._Du_Bois

Publicités
Cet article, publié dans Droits civiques, Histoire, Histoire USA, Portraits, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s