Vendredi 20 Avril, Venez déguster à Charleroi un « Gâteau au Foufou » offert par Jeanne Louise Djanga Romancière.

Ce vendredi 20 avril à la Bibliothèque Marguerite Yourcenar de Charleroi, Jeanne-Louise Djanga, romancière d’origine Camerounaise est l’invitée du Café Littéraire Afrique en Livres.

La rencontre se fera autour de son premier roman paru « Le Gâteau au Foufou  »

Le gâteau au foufou raconte les tribulations d’une « Afro-Camer-Ançaise ».

Dans le néologisme fondé par la romancière, apparaît en filigrane son identité, la manière dont elle se définit dans l’entre-deux qui désormais est sien. Jeanne Louise Djanga vit en France depuis une vingtaine d’années.  Elle est Africaine, Camerounaise et Française, comme la narratrice de son roman.

Le roman raconte la vie d’une « Afro-Camer-Ançaise » entre nostalgie du pays quitté et un quotidien francilien qu’il faut assumer, affronter, entre « boulots » alimentaires, enfants à éduquer, divorce à assumer, factures à payer et un regard que lui renvoie la France sur elle, sur ceux qui sont comme elle, sur ceux qui viennent d’ailleurs.

Endalè la narratrice est née au Cameroun de parents aisés et cultivés. Elle vit et est fort attachée à sa terre natale, à son village, à son entourage familial. Elle a très tôt un regard acéré sur son environnement, discernant des disparités de niveaux de vie qui la choquent.  Comme pour de nombreux enfants de la grande ou moyenne bourgeoisie du Cameroun des années quatre-vingt, elle a quitté son pays pour étudier en France sur l’insistance de ses parents. Contrairement à ce que l’on peut penser elle ne vit pas le départ pour l’Hexagone comme une promotion mais comme un véritable exil, une rupture. Rupture forcée avec son amoureux, avec sa famille, et surtout avec un sentiment de sécurité qu’elle ne retrouvera jamais.

Endalè raconte sa rencontre avec cette France qu’elle avait visitée enfant et qu’elle regarde parce qu’elle sait devoir y vivre, elle raconte des aventures de femme qui sont universelle. Prendre soin de ses enfants, devoir les élever seule après le divorce, la difficulté de les voir dériver parce l’on n’est pas là pour eux puisque l’on est obligé de travailler pour subvenir aux besoins du quotidien.

La narratrice nous invite dans ses émotions, son ressenti, son regard, ses pérégrinations entre la France où elle réside désormais et le Cameroun où elle retourne régulièrement avec sa progéniture pour retrouver les siens, et respirer autrement dans un salutaire ailleurs qui est en soi même quand on n’y est pas. Cet ailleurs est un refuge quand le quotidien au « métro- boulot- dodo – mal au dos » s’additionnent d’autres difficultés.  Du bac à sable francilien à une chute insolite sur le toit d’une maison à Bonamoussadi un quartier de Douala, le roman fourmille d’anecdotes. Le rationalisme d’Endalè est confronté à  la croyance en des phénomènes irrationnels comme l’histoire de cette tante revenue du fond du fleuve au bout de neuf jours de disparition.

Le gâteau au foufou un nom curieux qui suggère le métissage de fait des personnes qui vivent dans un entre-deux, qui s’adaptent à leur nouvelle terre tout en gardant la terre d’origine bien ancrée en eux. Le plat hybride raconte t-il un regard sur le vécu de la migration comme un alliage impossible ou bien au contraire comme une vie que l’on crée qui pour incongrue qu’elle puisse paraître à l’extérieur, a ses charmes, ses fêlures, ses richesses et ses forces.

En venant à la rencontre de Jeanne Louise Djanga, vous pourrez l’interroger sur ces questions, sur les anecdotes narrées avec humour et dérision ou avec tendresse.

Jeanne Louise Djanga est née à Yaoundé au Cameroun. Elle est originaire  de l’île Wouri, dans le littoral Camerounais, précisément de Bonékoulé  Wouri Bossoua et réside en France depuis plus de vingt ans. Passionnée de poésie, de philosophie, de danse et de création artistique, elle est aussi choriste. L’artiste accomplie est la fondatrice de l’association Wouri qui œuvre dans les échanges culturels entre l’Afrique et l’Europe.

Lauréate de plusieurs prix de poésie en 2008, elle signe avec « le gâteau au foufou ”, son premier roman.  Jeanne Louise Djanga est membre de la Société des gens de lettres de France.

Elle a écrit plusieurs recueils de poésie.

Rendez-vous avec elle au CAFE LITTERAIRE

Vendredi 20 avril 2012 à 17h30 à la Bibliothèque Marguerite Yourcenar château Cartier – Place Albert 1er à Marchienne-au-Pont
 Inscription obligatoire au plus tard le 17 avril 2012. – 071/31 57 31 – 0483/41 09 15 –afrilivres@gmail.com
Pour les lecteurs les livres sont disponibles

Le flyer du café littéraire ici :caféLittéraireLALI2

Afrodiaspor’Arts est partenaire de cet évènement et en assurera la modération

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